…un peu du huit…

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ce soir, dimanche soir, dans la maison d’alfée…

un huit, c’est joli, un huit…

et le huit, couché…

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c’est la nouvelle année, ce sont nos vœux…
le huit couché pour 2017…
et nos/vos vœux à réaliser…

et nos bisous, pour toujours…
« qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige… »

avec tout notre amour…

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Agathe Elieva, Eric SABA…

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Philippe Katerine, « Des bisoux »…

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…un peu de la terre…

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ce matin, dimanche matin, dans la maison d’alfée…

un peu de la terre
un peu de lenteur…

vous venez…?

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Hum Toks / E.5131 / Eric SABA

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…un peu de droiture…

(…qui ne signifie pas droitisation : la décomplexitude du discours guerrier, c’est pas pour nous…)

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ce matin, dimanche matin, dans la maison d’alfée, dans le jour dénudé, bientôt…
dans une forme nouvelle, quand nous l’aurons trouvée,
je me tiens droit.

droit dans mes sandales, face au bouleau – la tête levée – qui accueille ce matin une grande quantité de petits piafs… il y a du jaune, du crème, du marron, du noir, une chorégraphie désordonnée qui s’insère dans un équilibre général, et du bleu… un peu de bleu… sous le gris de l’attente.

quelques instants de calme, les piafs, le ciel, le silence et moi, (et sa phrase) :

« En effet. On ne sait pas vivre, c’est affreux. »

au fil du temps, malgré… malgré tout… l’acquis, l’inné, les autres, avec elles, avec eux, on apprend à vivre un peu…

vous venez…?

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Hum Toks / E.5131 / Eric SABA

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/// « ah, ce bouleau, comme un champignon qui troue la terre, les aiguilles… la cache aux oiseaux » ©Eric SABA ///

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…jour, 136/alfée, 4 — le jour dénudé

Ce matin, un dimanche, dans la maison d’alfée, on retrouve une publication du Jour Dénudé, il y est question d’infini, de création, de recherche, d’écriture et de composition.

Un texte de Gabriel Josipovici, résonance à la trajectoire artistique et humaine de Giacinto Scelsi.

(Il est à avouer que ce texte est précieux par ici, dans la maison d’alfée, même si on voit bien grâce à la 4e de couverture, que peu comprenne le sens de l’implication musicale, de l’engagement total que cela suppose…/…)

Vous venez ?

 

“Tous les musiciens vous diront, Massimo, qu’ils ne vivent que pour leur musique, mais ce n’est pas vrai. S’ils le croient, ils ne font que se duper. Ils vivent pour que leur nez soit dans les journaux, pour être applaudis et adorés partout où ils vont. C’est pire que de nettoyer les caniveaux, a-t-il dit. […]

via …jour, 136/alfée, 4 — le jour dénudé

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“Marguerite n’aime pas ses fesses”… — leblogdudoigtdansloeil

Les fesses de qui…? Les siennes, les miennes, les siennes…? (Chronique du 5ème roman d’Erwan Larher, par Eric SABA) /// N°5 de Larher ! Son titre : Marguerite n’aime pas ses fesses. . . Je sais que je ne vais peut-être pas lui faire plaisir en disant cela… Toujours est-il que lorsqu’on ouvre un roman d’Erwan Larher, […]

via “Marguerite n’aime pas ses fesses”… — leblogdudoigtdansloeil

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…un peu de demain…

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ce matin, dimanche matin, dans la maison d’alfée…

une maison silencieuse n’est pas une maison vide
j’aurai appris ça

les lien se tissent au grenier, à la cave, sous la paille des chaises
les fondations communiquent

et je ne te parle même pas de l’invisible ! des tunnels de verre…
(ah ce n’est pas l’expression exacte..? ah, et tu sais à quel point je m’en contrefous…? lol, mon pote !)

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il est des regards échangés qui en disent aussi long que tous les mots incontrôlés

mots incontrôlés ?
mots incontrôlés, déversés…
rien de péjoratif, ici : d’un vase à l’autre, on converse, on conserve, on partage, même l’eau croupie et l’on se soulage les uns les autres, les uns des autres…

incontrôlés, ne sont-ils pas plus vrais, plus authentiques ?
que faut-il toucher pour atteindre l’authentique ?

alors, je laisse aller, déverse, dis, échange, partage… même l’eau croupie, l’eau du puits commun et reçois…

d’éclaboussures en gerbes

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oui, écoute, écoute et tais-toi, laisse les silences, ils sont importants, ne remplis rien de l’inutile, mieux vaut l’apparence du vide des instants lourds, pesants, signifiants…

jusqu’au moment où se pose – toujours  – la question de l’imposture, mais ce qui est fait est fait
ce qui est dit est dit, fabriqué fabriqué et ça n’est pas l’artificiel
c’est là et ça t’étonne peut-être, mais c’est là
et tu en es l’origine…

ce n’est pas de l’imposture…
et tu sors bienveillant-e et généreux-se, presque et même malgré toi

même dans la pose, si tu fabriques du beau, tu fabriques…

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notre maison tisse, se tisse aussi de l’intérieur, cherche ses voies, ses pièces, ses dépendances, son jardin, ses indépendances

elle accueille, elle s’invite, elle pleure et se réjouit et fabrique, même l’invisible

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il a confié ces lignes aussi :

j’apprends tout des autres, vous êtes mon intelligence, toute mon intelligence, ma compréhension du monde, mes évolutions, chacun amène une pierre qui fait mon chemin, sa pierre qui fait nos chemins, qui se croisent et tissent…
sa pierre, son caillou… dans la poche, au haut de la falaise…

le plus noir que j’ai noirci, je l’ai trouvé au fond de moi
le plus lumineux venait de vous

ça a toujours été…

une maison silencieuse n’est pas une maison vide
j’aurai appris ça

les lien se tissent au grenier, à la cave, sous la paille des chaises
les fondations communiquent

.
et la nuit, le ciel est bienveillant, et reconstruit, tout au long de nos rêves
rééquilibre ce qui fut instable à nos dépens

la nuit, c’est le temps, qui travaille pour nous
si nous lui faisons confiance…

nous nous croisons, poursuivons, nouons, lançant plus loin la trame, le tissage

qu’un repose et cent se lèvent…

1+1+1+…

« entends-tu la vaste polaire
sur la plaine,
ami-e… ? » E.5131
en écoute, là…

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(à Sigolène, à toutes celles, tous ceux qui nous accompagnent…
ou vont, ou viennent, sont en chemin, de là, de là, de là…
1+1+1+…)

Hum Toks / E.5131 / Eric SABA

///

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« maison silencieuse 1 » ©E.5131

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« Le caillou » : Sigolène Vinson

/// des rencontres… des maisons amies… ///

leblogdudoigtdansloeil

Chronique du roman Le caillou, de Sigolène Vinson
(par Eric SABA)

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Tout le monde l’aime bien, Sigolène, et je ne déroge pas à la règle : croiser le sourire de Sigolène, c’est sourire soi-même.

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Agenda : «  Salon Lire à Limoges» (1, 2 et 3 avril 2016).

sigolene1Sigolène Vinson, ©Sandra Surménian

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Pour autant on ne sera pas étonné : l’auteure ne laisse pas beaucoup de place au bonheur dans ces lignes. Aux journées qui s’écoulent lentement, oui. Innocentes, inoffensives, sous un ciel bienveillant, non. Même la beauté est terrible, les couchers de soleil, comme La Vénus d’Ille, meurtriers. Et pourtant, c’est un livre qui fait du bien.

Lu en une journée, malade comme un chien, à expulser mes sales humeurs, coincé entre les oreillers et la couette, cherchant le meilleur moyen de me sortir – vite – d’une longue période de contrainte. J’avais dit à Sigolène…

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…un peu et plus…

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ce matin, dimanche matin, dans la maison d’alfée,
nous ouvrons une nouvelle voie, une nouvelle tranchée, une nouvelle zone de résistance, une zone à défendre, entamons de nouveaux travaux…

les autres maisons nous inspirent, les maisons amies, l’actualité nous inspire, le bleu du ciel, au matin, à la tombée de la nuit…

vous venez ?

Hum Toks & E.5131, Agathe Elieva, Eric Saba & Co

///

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…un peu de jour bleu

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© E. Darley

C’est un jour bleu, Emmanuel Darley, triste.

« (…)

F : Écoutez…
H : Quoi ?
F : Cette musique…
H : En boucle ?
F : Écoutez bien. Attentivement.
H : Je suis oreille tendue.
F : Une sorte de gravité au départ.
H : Oui. Pas longtemps.
F : Puis comme une allégresse.
Ils se lâchent les mains. Se tournent vers la machine.
F : Une allégresse qui envahit. Puis qui se brouille. Quelque chose qui fâche.
Écoutez.
Elle se baisse. Remet au départ.
F : Écoutez.
(Au fil de la musique) Une sorte de gravité…
Une allégresse qui envahit…
Puis qui se brouille…
Quelque chose qui fâche…
Elle se rassied.
H : C’est vrai.
Peut-être…
F : Dites toujours…
H : Je ne sais pas. Une rencontre peut-être.
F : Une rencontre. Une liaison. Un moment d’allégresse. Puis un déchirement. Comme un sentiment repoussé.
H : Reprenons.
F : Review.
H : Review.
Il se baisse, fait revenir en arrière.
F : Chacun s’avance.
H : Un grave et un aigu.
Je propose, je ne sais pas, pourquoi pas, un homme et puis une femme.
F : Ça ?
H : Oui. Un homme et une femme. Éventuellement.
F : Là ?
Review.
H : Ok, Review.
Review.
F : Non, plutôt un désir, léger, guilleret, aigu.
Et puis la raison, grave et ennuyeuse.
H : La raison ?
F : Celle que l’on nous dicte. Ce que tout le monde pense.
La raison quoi. Vous savez bien.
H : Le désir et la raison.
Se poursuivent, se courtisent.
F : S’approchent, s’observent et se repoussent. Désir prend l’avantage, un temps, Raison succombe au charme, Désir mène la danse, un temps.
H : Chute, laisse la place.
F : Courbe l’échine. Rentre dans le rang. Raison reprend ses droits. Tout le monde est content.
Review.

(…) »

extrait de Oreilles d’Emmanuel Darley (1963 – 26 janvier 2016)texte protégé par la SACD, écrit à l’invitation de Jean-Marc Bourg et de la compagnie Labyrinthe à partir d’une musique de Serge Montégu. Publié sur remue.net 

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© E. Darley

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© E. Darley

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…un peu de lettre nue, 26

Parce que le Jour Dénudé d’alfée commence aujourd’hui, avec une lettre.

Cette lettre est à lire là : la lettre nue, 26

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Iannis Xenakis lettre à sa fille Mâa, extrait :

« Il faut apprendre à déjouer notre tendance à rêver bêtement donc à être déçu. Il est plus difficile mais combien plus lumineux de se hisser à une clairvoyance des choses et des gens donc de nous-même beaucoup plus profonde que celle où notre paresse quotidienne nous entraîne. Mais cette clairvoyance, ce sang froid du regard ne doit absolument pas amortir, fléchir, abattre notre action éperdue. Donc il faut se dédoubler mais rester un à la fois. Je dis ça parce que c’est mon expérience renouvelée donc toute fraîche dans les misères de mes échecs ou de ceux que je rencontre. Toi qui as tant de talent dans l’œil et la main tu laisses filer le temps. Nous sommes de la race de ceux qui sont foncièrement inquiets à perpète.

Le seul moyen de s’en sortir est de vivre avec cette angoisse en la détournant vers l’action de la main et de la tête. Pas de passivité, c’est la mort. Se délecter dans le passif est une forme de maladie.

(…)

Ne pense pas à la gloire, pense aux choses mêmes, fais-les. »

Vous venez ?
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Fusinato, part.1 Iannis Xenakis

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